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Radio Notre Dame - 8/04/21 - De nouvelles formes de vie en communauté pour combattre l’isolement des plus âgés

Merci à Radio Notre Dame d'avoir donné la parole à Xenia et à Marie Ange de Montesquieu de nous avoir reçu dans son émission En Quête de Sens avec Dominique Boulbès, Maxence Petit et Julien Dufour !
Le jeudi 8 avril 2021 dernier, Céline Amaury, la fondatrice de Xenia cohabitation était invitée à une table ronde pour échanger sur les solutions existantes de lutte contre l'isolement et la solitude des personnes âgées.

De nouvelles formes de vie en communauté pour combattre l’isolement des plus âgés

L’isolement social touche près d’une personne sur quatre parmi les plus de 75 ans en France. La crise sanitaire n’a fait qu’accentuer cette solitude, mais l’a aussi mise en avant dans les médias. Aujourd’hui, Radio Notre-Dame tente de proposer des solutions pour les seniors dans En Quête de Sens.

Des seniors, de plus en plus isolés

Il n’est pas difficile de les imaginer ces seniors sur le pas de la porte à attendre l’arrivée du facteur, chez eux se demandant quand est-ce que leur fils va venir les voir, ou tout simplement en Ehpad entouré uniquement par le personnel soignant. En Europe, la France est le troisième pays le plus touché par l’isolement des personnes âgées, et la crise sanitaire a accentué le problème.

D’un côté, les pouvoirs publics ont souhaité protéger les seniors à tout prix au point d’interdire les visites de leur famille au plus fort de la crise. De l’autre, les plus jeunes se sentent de plus en plus éloignés de leurs aïeux, et le Covid a creusé cette fissure générationnelle. Dominique Boulbès, président du groupe Indépendance Royale spécialisé dans l’aménagement du domicile des séniors et auteur  de « Le vieillissement et ses enjeux pour les nuls » (First), explique : « C’est intéressant parce qu’il y a une inversion des valeurs. Depuis tout temps, les anciens reprochaient aux jeunes d’être dans le présent, de ne pas se préoccuper du futur, du collectif, et là on a des jeunes qui disent que les baby boomers ne se sont pas préoccupés du futur et nous, on va payer. » À cela s’ajoute une évolution de la société qui fait que « les enfants vivent en moyenne à 350km de leurs parents », déclare Julien Dufour, directeur du marché médico-social de happytal qui fait le lien entre les établissements de santé et les commerces locaux pour permettre aux patients de bénéficier, directement dans leur chambre, d’une offre de produits et services pour améliorer leur quotidien. Le rapport des Petits Frères des Pauvres  ajoute que l’isolement peut être familial, amical, associatif ou dans le cercle du voisinage et que cela dépend également des régions.

Le retour de la collocation comme solution à l’isolement social des seniors

La solution relève du sens commun : si une personne est isolée, permettons-lui de cohabiter avec d’autres gens. Maxence Petit, a lancé le concept de domiciles partagés pour seniors via son entreprise et association Colivio : « Huit personnes sont en collocation et vivent suivant trois principes : la mutualisation des surfaces communes, des charges dont l’accompagnement humain, et l’idée d’un projet de vie sociale partagée. » En plus de permettre l’instauration d’un lien social, ce système permet également l’accompagnement de la perte d’autonomie des seniors. Pour Dominique Boulbès, cette vie en communauté apporte beaucoup aux seniors : « Le maintien d’une relation sociale, c’est bien plus que quelque chose en plus. Le fait de maintenir des interactions sociales, ça permet de se maintenir en intégrité physique. Y a une rétroaction. »

De son côté, Céline Amaury a décidé de reprendre le principe de cohabitation également, mais s’appuyant sur l’entraide intergénérationnelle. En juin 2020, elle lance la plateforme Xenia en ligne qui permet aux seniors d’accueillir des étudiants. Les deux parties y gagnent : l’étudiant paie un loyer moins cher, et le senior est aidé pour les tâches simples et n’est plus seul. Cela permet également de retarder le moment où les personnes âgées devront quitter leur chez-eux, pour une maison de retraite ou un Ehpad. « Le fait de rester chez soi, en plus avec un jeune, c’est très stimulant car il apporte de la vie, il raconte sa journée. Il y a un objectif de prendre ses repas ensemble, raconte Céline Amaury. Les matchs entre seniors et étudiants fonctionnent un peu sur les mêmes principes qu’un site de rencontres : on leur demande leurs hobbies, passions, anciens métiers ou type d’études, puis plusieurs rencontres sont organisées afin de voir si les personnes s’entendent bien.

Merci à Wordcom Consulting

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